Pour commander quelques appareils en français depuis un Home Assistant Green, Speech-to-Phrase est un point de départ cohérent. Ce moteur reconnaît un ensemble de phrases adaptées à votre installation. Il évite de demander à une petite machine de transcrire n’importe quelle conversation, mais impose des limites : une commande domotique connue et une question libre ne sont pas le même besoin.
Analyse documentaire. Cet article synthétise les documentations officielles et les publications consultées le 14 octobre 2026. La rédaction n’a installé aucun microphone, mesuré aucun délai et réalisé aucun essai de reconnaissance vocale. Les vérifications proposées ci-dessous sont à effectuer chez vous.
Speech-to-Phrase ou Whisper : choisir selon les phrases attendues
Speech-to-Phrase prépare sa reconnaissance à partir des éléments exposés dans Home Assistant. Le projet officiel le présente comme un moteur spécialisé dans des phrases connues, avec prise en charge du français. Il ne s’agit pas d’un outil de dictée générale.
| Votre besoin | Choix à envisager | Limite à accepter |
|---|---|---|
| Allumer une lampe, régler sa luminosité, lancer une commande prise en charge | Speech-to-Phrase | Les formulations et actions doivent appartenir au vocabulaire reconnu |
| Dicter du texte libre ou adresser des demandes ouvertes à un agent conversationnel | Whisper, avec un hôte adapté | Charge de calcul et qualité à évaluer dans votre langue |
| Obtenir une réponse parlée après l’action | Piper | C’est la voix de sortie, pas le moteur qui comprend votre parole |
Dans son point officiel sur les langues, Home Assistant indique que Speech-to-Phrase convient au français sur Green et Raspberry Pi 4. Le même texte signale les difficultés de Whisper en français selon la taille du modèle et la puissance disponible. Acheter un mini-PC N100 ne constitue donc pas, à lui seul, une garantie de reconnaissance satisfaisante.
Autre conséquence : ajouter un modèle de langage après Speech-to-Phrase ne lui permet pas de récupérer magiquement une demande inconnue. Si le moteur vocal ne peut pas produire le texte attendu, l’agent suivant ne reçoit pas une transcription libre exploitable. Pour les listes de courses dictées ou les messages arbitraires, prévoyez une autre chaîne vocale.
Green et Voice : deux rôles différents
Le serveur Home Assistant exécute les traitements. Le satellite vocal capte la parole et restitue la réponse. Le boîtier Home Assistant Voice Preview Edition assure ce second rôle : l’acheter ne remplace pas le serveur et ne choisit pas automatiquement un traitement local.
Le fabricant documente son utilisation avec Speech-to-Phrase pour un assistant local limité aux commandes domestiques. Le français doit être sélectionné dans la chaîne de traitement ; le microphone ne suffit pas à déterminer la langue.
Si votre serveur fonctionne déjà, commencez avec lui. Green est une option documentée pour ce scénario ciblé lorsque vous partez de zéro ; il n’est pas nécessaire de remplacer une installation existante. Pour comparer les rôles du serveur et de l’interface, consultez aussi notre article sur le tableau de bord Home Assistant.
Préparer une chaîne entièrement locale
La procédure suivante concerne Home Assistant OS, notamment sur Green. Les installations Container demandent une mise en place différente des services. Avant de modifier votre configuration, conservez une sauvegarde Home Assistant récupérable.
- Dans Paramètres → Applications, installez Speech-to-Phrase et Piper, puis démarrez-les. Certaines versions de l’interface parlent encore de modules complémentaires ou d’add-ons.
- Dans Paramètres → Appareils et services, ajoutez les services découverts par Wyoming.
- Dans Paramètres → Assistants vocaux, créez un assistant en français. Choisissez Home Assistant comme agent de conversation, Speech-to-Phrase pour la reconnaissance et Piper pour la réponse, avec une voix française.
- Sélectionnez cet assistant sur votre satellite vocal. Vérifiez les moteurs réellement choisis, même si le satellite était auparavant configuré avec un service distant.
Ces étapes suivent la documentation de la chaîne locale. Le traitement vocal peut alors rester sur votre réseau. Cela ne transforme pas pour autant une lampe dépendante de son cloud en appareil local : sa propre intégration doit aussi fonctionner sans Internet. Le guide pour passer ses ampoules en local permet de vérifier ce point séparément.
Exposer peu d’appareils et leur donner des noms utilisables
Commencez par une lampe déjà pilotable dans Home Assistant. Dans l’onglet d’exposition des assistants vocaux, rendez son entité accessible à Assist. La documentation sur l’exposition précise que cette étape est nécessaire pour commander l’appareil à la voix. Il n’est pas utile d’exposer d’emblée toutes les entités du logement.
Donnez ensuite à la lampe un nom facile à prononcer et attribuez-la à sa pièce. Les alias d’entités et de pièces permettent d’employer les mots du foyer sans renommer les identifiants techniques. Par exemple, vous pouvez préparer un alias « lampe du bureau » au lieu de prononcer le nom commercial du matériel.
L’application Speech-to-Phrase construit son modèle avec les entités, pièces, étages et déclencheurs de phrase exposés. Sa documentation actuelle prévoit un réentraînement automatique lorsque nécessaire. Après un changement, consultez les journaux et laissez cette préparation aboutir ; un redémarrage systématique après chaque ajout n’est pas une règle générale documentée.
Vérifier la commande, puis la reconnaissance
La page officielle de dépannage Assist distingue l’analyse d’une phrase et l’exécution de la chaîne. Cette séparation évite de remplacer le microphone alors que le nom de la lampe est incorrect.
| Vérification à effectuer | Ce qu’elle permet de distinguer |
|---|---|
| Saisir la phrase dans l’outil Assist d’analyse des phrases, en français | Reconnaissance de l’intention et de l’entité, sans action physique |
| Exécuter la chaîne texte de l’assistant dans sa vue de débogage | Capacité à effectuer réellement la commande ; la lampe peut changer d’état |
| Prononcer ensuite cette même phrase au satellite | Étape audio et transcription, absentes des deux contrôles précédents |
| Consulter l’exécution dans le débogage de l’assistant | Étape en échec : reconnaissance, traitement ou réponse vocale |
Une phrase acceptée en texte ne prouve pas qu’elle appartient à la grammaire vocale de Speech-to-Phrase. Si le texte fonctionne mais pas la voix, vérifiez le moteur sélectionné, la langue, les noms exposés et la préparation du modèle. Si l’action fonctionne sans réponse parlée, contrôlez Piper et l’URL locale que le satellite utilise pour récupérer l’audio.
Pour contrôler ensuite l’indépendance à Internet, essayez une commande sur un appareil local en coupant temporairement l’accès Internet seulement, tout en conservant le routeur, le Wi-Fi et Home Assistant actifs. Comparez avec le fonctionnement normal. Ce protocole proposé ne vaut pas preuve préalable que votre installation est autonome.
Ce qu’apportent les publications étrangères
Le retour américain d’Ars Technica, publié le 19 décembre 2024, souligne l’importance des noms et du placement du Voice. Son auteur utilisait le traitement cloud : ce n’est pas un test de Speech-to-Phrase.
L’analyse espagnole de RedesZone, du 24 février 2025, décrit notamment une configuration locale avec Whisper et Piper. Elle aide à distinguer le satellite des services qui traitent la voix, sans établir leur qualité en français sur Green.
Enfin, Notebookcheck, dans sa traduction espagnole du 19 février 2025, présente l’arrivée de Speech-to-Phrase et la restriction aux commandes prévues. Les annonces de rapidité ne sont pas des mesures de notre rédaction ni une promesse de délai entre votre parole et l’allumage d’une lampe.
Pour débuter, retenez une pièce, une lampe et quelques formulations utiles. Conservez également un bouton ou une commande visible sur votre tableau de bord : la voix ajoute une façon d’agir, avec ses contraintes de formulation et d’environnement sonore.
